Dans le secteur agricole, le Parc met ainsi en œuvre un projet d’adaptation aux enjeux énergétiques et climatiques, sur trois ans, piloté par une agronome et un conseiller agricole. L’objectif est d’expérimenter des réductions des émissions de GES*. Un objectif ambitieux, partagé par de nombreux partenaires : ADEME, Cemagref, Régions, CUMA, Chambres d’agriculture, CIVAM, INRA…
Un projet construit autour de trois grands axes de travail
Tout en réaffirmant la vocation nourricière de l’agriculture, le projet promeut l’équilibre d’un modèle agricole économique, social, sanitaire et environnemental (qualité de l’eau, biodiversité,…). Le premier axe doit renforcer les connaissances agricoles du territoire et de ses acteurs. Le deuxième axe doit permettre le développement du mix énergétique et l’autonomie des exploitations agricoles (installation de pré refroidisseurs, banc d’essai moteur pour les tracteurs, etc.). Enfin, le dernier axe a pour objectif d’optimiser le bilan Gaz à Effet de Serre (GES) des systèmes de production.
|
Conseiller Agriculture intégréeLa Chambre d’agriculture, est partenaire du Parc Normandie Maine sur ce projet.Elle a détaché auprès du Parc un conseiller, spécialiste de l’Agriculture intégrée, pour une durée de 3 ans. Régis VECRIN assurera l’animation et le suivi du groupe pilote d’exploitations qui mettront en oeuvre les techniques permettant de concilier économies d’énergie et rentabilité |
|
Un accompagnement nécessaire des exploitants dans la conversion de leur système de production
Plusieurs leviers d’action ont été identifiés pour réduire les GES tel que la réduction des intrants, des concentrés, l’augmentation de la matière organique des sols ou encore l’utilisation d’itinéraires techniques simplifiés. Ces leviers étant liés, tout doit être pris en compte dans la modification du système de production (rotations des cultures, apports d’engrais, …) afin de maintenir la rentabilité de l’exploitation. Le passage d’un système traditionnel vers un système plus économe implique un accompagnement des agriculteurs. Pour mener à bien le projet, un groupe pilote d’une dizaine d’agriculteurs volontaires sera créé. Le but : consommer moins, émettre moins et, sans doute, maintenir l’équilibre économique de l’entreprise.
Régis VECRIN, Conseiller Agronomie - Productions végétales, Agriculture intégrée |