Cultures

Campagne maïs 2011 : un printemps stressant pour la culture des fourrages !

La pluviométrie du printemps 2011 fera date dans l’histoire de la météo par sa faible quantité. Les mois de mars, avril et mai ont enregistré les niveaux les plus faibles depuis 1976. Le mois de juin a été très hétérogène. Fin mars-début avril, bon nombre d’hectares de maïs étaient déjà semés dans la zone Est du département, ces surfaces étant plutôt à destination de grain.

Les semis effectués tôt ont bénéficié de conditions de levées correctes dans la mesure où les sols étaient bien préparés.

Pour les semis réalisés début mai dans des sols déjà asséchés ou derrière des semis de dérobées, les levées ont été parfois échelonnées avec des pertes conséquentes de densité. (Rappelons que 2010 avait été une année moyenne dans de nombreuses exploitations pour la culture des fourrages, beaucoup de cultures dérobées ont été semées durant l’année pour refaire des stocks).
Dans les premiers jours de printemps un début de crise de sécheresse laissait craindre le pire pour les prairies et nombre d’hectares de maïs. Phénomène assez rare,  des floraisons femelles en maïs ont été observées fin juin, soit avec 10 jours d’avance. Quantité de prairies étaient déjà transformées en paillasson.
Le retour de la pluie vers le 12 juillet a retourné la situation, entraînant des récoltes en quantité et qualité pour le maïs (cf valeurs alimentaires dans le tableau ci-dessus) . Pour les prairies, de l’ensilage, de l’enrubannage, voire du foin ont été réalisés parfois tardivement et le pâturage en cette fin novembre est toujours possible.

Des stocks d’herbe sur pied sont encore importants avant l’arrivée de l’hiver - ce qui n’est pas le mieux pour la campagne 2012 !

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Michel HARIVEL - Conseiller Fourrages
01/12/2011



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