Variétés de blé et d’orge : premiers résultats des essais bas-normands

Classement des variétés en 2011 – Avantage aux blés tardifs

Depuis 4 ans, AGRIAL, ARVALIS – Institut du végétal et la Chambre d’Agriculture de l’Orne conduisent des essais en partenariat pour caractériser les performances des variétés de blé et d’orge d’hiver en Basse-Normandie. A l’heure de l’analyse des résultats, ils vous livrent les premières tendances.

 Les variétés tardives avantagées par le climat du printemps 2011

A l’instar de 2010, le printemps atypique de 2011 très aride est à l’origine d’une extrême variabilité de rendements sur la Basse-Normandie. Dans les sols superficiels et zones les plus précoces, les céréales ont souffert tôt du sec et du manque d’azote associé. Le retour des pluies trop tardif pour ces situations n’a pas permis de sauver les rendements parfois très faibles (30-35 q/ha). La réserve en eau des sols profonds a permis aux céréales de « tenir » plus longtemps, jusqu’au retour significatif des pluies en juin. Le feuillage souvent indemne de maladie était prêt à fonctionner à son maximum pour remplir les grains. Les rendements y sont généralement bons à très bons. Les sols moyennement profonds dans les secteurs les plus tardifs de la région comme le bocage dans l’Ouest du Calvados ou dans la Manche ont également pu bénéficier de ces pluies pour enregistrer des résultats souvent très satisfaisants.

En plus du type de sol, la répartition des orages et les quantités de pluies reçues sont d’autres facteurs source d’hétérogénéité des rendements, pouvant varier du simple au double parfois à seulement quelques kilomètres.

Les variétés ont également joué leur rôle. Les résultats des essais confortés par les échos de la campagne montrent très souvent un net avantage aux variétés tardives. Elles ont été avantagées en 2011 par le retour des pluies en fin de printemps, alors qu’elles commençaient leur remplissage. Enfin, la sécheresse précoce et durable a perturbé la disponibilité de l’azote durant la montaison, pénalisant certaines variétés plus sensibles que d’autres à cette carence passagère précoce.


En savoir plus

 

Imprimer

Mlle Madeline CARLES
30/08/2011



Flux RSS