Energie
Réduire la facture énergétique dans les bâtiments avicoles volailles de chair
En production de volailles de chair, la consommation d’énergie directe c’est-à-dire consommée directement dans les bâtiments d’élevage, représente près de 3 % du coût de production du vif. Ce sont essentiellement les aliments, les poussins et la litière qui sont à l’origine des dépenses en énergie indirecte (celles pour la fabrication et le transport des intrants). Différentes solutions permettent de réduire les coûts ou produire de l'énergie.
Bilan des consommations en énergies directes
La moyenne des consommations d’énergies directes pour l’ensemble des bâtiments fermés est de 108 kWh/m2/an (hors pintade et canard).
Le gaz propane utilisé pour le chauffage représente 79,3% des énergies directes consommées. Les consommations peuvent cependant varier selon le type de production, la configuration de l’atelier et le type de chauffage utilisé.
L’électricité essentiellement utilisée pour l’éclairage, la ventilation, l’abreuvement, l’alimentation représente environ 13 % de la consommation totale en énergie directe (environ 15 kWh/m2 de bâtiment). Notons que nous observons de fortes variations entre élevages (rapport de 1,8 à 2,2) dues au type de bâtiment (clair ou obscur, statique ou dynamique).Le fioul, utilisé pour le curage et autres travaux motorisés et le groupe électrogène ou génératrice, représente 7,4 % de la consommation totale en énergie directe. Soit une consommation moyenne de 373 L/an pour 1000 m2.
Solutions pour réduire la facture énergétique
Avant d’envisager des investissements particuliers, il est conseillé de rénover et/ou d’entretenir son bâtiment et son matériel. Des économies sont possibles en entretenant son matériel et son bâtiment.
Une bonne isolation, une parfaite étanchéité et la gestion des eaux périphériques constituent la base permettant de maîtriser le poste énergie. La priorité est l’isolation du plafond puisque 70 % des pertes de chaleur se réalisent par le toit. La réfection de l’étanchéité de son bâtiment étant facile et peu coûteuse, il est indispensable d’y réfléchir afin d’éviter les entrées d’air parasites par les trappes, les portes, portails et jonctions des panneaux. L’éleveur doit également être attentif à l’entretien des abords de son bâtiment et veiller à un bon drainage des eaux pour éviter les remontées d’eau dans son bâtiment.
Le dépoussiérage des chauffages est également indispensable pour leur efficacité énergétique. Des économies sont également possibles en optimisant le chauffage et la ventilation (vérification des capteurs de température et d’hygrométrie, placement à bonne hauteur des chauffages…)
Des équipements permettant de réaliser des économies
Les récupérateurs de chaleur par échangeur d’air permettent de baisser sensiblement la consommation de propane et présente également l’avantage d’améliorer les conditions d’élevage. Le principe de ses système étant de limiter les dépenses en chauffage en réchauffant l’air extérieur avant de l’introduire dans le bâtiment.
La centralisation des fonctions de commande du chauffage et de la ventilation sur un seul et même boîtier permet d’éviter les dysfonctionnements et donc des consommations inutiles d’énergie.
Réfléchir à des solutions innovantes
Chaudière à biomasse, installation de panneaux photovoltaïques, méthanisation… sont autant des pistes à approfondir pour faire face à l’augmentation du prix des énergies directes.

Mme Elodie BARTHELEMI - Chargée de Mission Energie et gestion de projets
21/10/2011