deficit fourrager

Déficit fourrager : quelles solutions ?


Un printemps froid, un début d’été chaud et de rares précipitations : en 2010, les conditions climatiques ont pénalisé la pousse de l’herbe, comme l'a constaté l’observatoire de la pousse d’herbe.

Des parcelles de maïs ont même été touchées par des difficultés de levée, et souffrent du manque d’eau au cours du mois de juillet.
Certaines zones sont toutefois plus concernées que d'autres.
Pour compenser le manque de fourrages, il convient dans un premier temps, de mettre en œuvre les solutions les moins coûteuses possibles, puis récupérer pour la suite une nécessaire marge de sécurité.

Avant toute décision, réaliser un bilan fourrager


Quel type de fourrage peut venir à manquer, pour quelle(s) catégorie(s) d'animaux, à quelle période et en quelle quantité : telles sont les questions auxquelles répond le bilan fourrager.

Ce bilan consiste à
  • 1. Faire l’état des stocks actuels et estimer les récoltes à venir (avec parfois plusieurs possibilités)
  • 2. Prendre en compte la consommation des différentes catégories d’animaux mais aussi leurs besoins hétérogènes en terme de quantité et de qualité des fourrages.
  • 3. Quantifier le déficit de stocks selon le type de rations généralement utilisées en été-automne-hiver, confrontées aux stocks estimés.

L’éleveur peut ainsi choisir une stratégie adaptée pour palier son déficit.

TéléchargerComment réaliser son bilan fourrager ?
Taille : 173 ko - Dernières modifications : 09/07/2010
 

Valoriser les céréales ensilées et sources fourragères estivales


L’ensilage de céréales immatures
Certain exploitants ont ensilé une partie de leurs céréales au printemps, pour faire face à un déficit de fourrages.
Avec des valeurs alimentaires modestes, cet ensilage doit être réservé à des animaux aux besoins modérés (VA, génisses) ; il sera distribué en quantité limitée aux vaches laitières.


Valoriser des cultures fourragères estivales
Il existe de nombreuses cultures fourragères estivales, à choisir selon le type de sol et le mode d’exploitation privilégié. Les résultats sur ces cultures sont assez variables : les espèces implantées sont souvent très résistantes à la sécheresse mais les précipitations doivent être suffisantes pour assurer la levée et un minimum de développement.


Cultures intermédiaires en Zone Vulnérable

Choisissez une espèce fourragère pour profiter de vos surfaces de CIPAN (obligatoire entre la récolte d’été et le semis de la culture de printemps).


Utiliser la paille dans l’alimentation


En élevage laitier, pour faire face à un fort déficit fourrager, la priorité est de réserver les meilleurs fourrages aux vaches laitières. Le foin habituellement distribué en partie aux génisses, peut être réservé en intégralité pour les vaches, surtout lorsqu’il est de bonne qualité comme cette année (récolte précoce généralement). 
Les génisses, les vaches allaitantes, ainsi que les bovins à l’engrais, pourront être nourris avec de la paille (C’est tout à fait réalisable à la fois pour les jeunes génisses de moins de 6 mois et pour les grosses de 12 ou de 18 mois). Toutefois, il est nécessaire d’augmenter sensiblement la complémentation en concentrés pour conserver des apports énergétiques et azotés suffisants par rapport aux besoins des animaux.

TéléchargerLa paille - une alternative pour compenser un déficit fourrager en troupeau allaitant (valeurs , exemples de rations, conseils pour une bonne qualité de paille)
- Dernières modifications : 12/07/2010
 
TéléchargerUtilisation de la paille pour alimenter l'élevage laitier.
- Dernières modifications : 09/08/2010


Acheter du maïs sur pied ou des produits de substitution


En fonction des opportunités, l'éleveur peut acheter des stocks de maïs sur pieds ou des co-produits.

TéléchargerPrix du maïs sur pied et prix d'équivalence des co-produits
Taille : 354 ko - Dernières modifications : 20/08/2010
Pour aider au choix, nous vous proposons une estimation du prix de base 2010 du maïs sur pied correspondant au produit du maïs grain que le vendeur pourrait espérer retirer de sa parcelle.
Pour l’acheteur, après avoir prix en compte les coûts supplémentaires liés à la récolte-transport, et un taux de perte au silo, il pourra comparer différents produits de substitution, selon leurs contraintes alimentaires, au prix de la tonne brute rendue auge de cet ensilage de maïs à acheter.
Notez la situation particulière du marché des coproduits (mi-août 2010)

(méthode de mesure simplifiée au champ)



Contacts
 


Bovins lait : Thierry JEULIN
Ingénieur Lait
Tél. : 02 33 31 49 54

Bovins viande :
Patrick CARTOUX
Ingénieur Viande bovine
Tél. : 02 33 31 48 17

Fourrages
 : Michel HARIVEL
Spécialiste Fourrages
Tél : 02 33 31 49 52

 

dossier Maîtrise des coûts



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- En viande bovine

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