Rédaction : août 2008
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Chiffres nationaux et normands |
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| | Nombre d’exploitations | SAU (ha)
| % de la SAU | | France | 11 640 | 553 000 | 2,0 % | | Basse-Normandie | 463 | 24 800 | 2,1 % | | Calvados | 136 | 7 300 | 2,0 % | | Manche | 168 | 7 300 | 1,7 % | | Orne | 159 | 10 200 | 2,7 % | Source : Agence Bio - Données 2007 (arrondies) - Majoritairement tournées vers l’élevage bovin… presque 2/3 des fermes en lait ou viande
- Les autres réparties sur maraîchage, arboriculture, grandes cultures, ovins, volailles…
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La consommation française de produits bio augmente en 2007 |
| L’enquête menée par CSA et Agence Bio en octobre 2007 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française montre que les produits bio sont de plus en plus présents dans les assiettes des français : | - 42 % ont consommé un produit bio au moins une fois par mois contre 37% en 2003,
- 37 % ont acheté des aliments bio au cours des 4 semaines précédant l'enquête contre 33% en 2003,
- 30 % des consommateurs disent avoir l’intention d’accroître leurs achats dans les 6 prochains mois et les autres ont déclaré souhaiter les maintenir.
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Les produits bio vedettes sont d’abord les fruits et légumes, suivis des produits laitiers, ensuite des viandes, puis les œufs et le pain.
Le marché alimentaire bio affiche depuis 1999 une croissance de 10% par an, alors que l’ensemble du marché alimentaire français progresse de 3,6%.
Malgré ce développement, les parts de marché restent encore faible : de 0 à 3% selon les produits en France, alors qu’elles peuvent représenter de 5 à 10% dans les pays d’Europe du Nord. Le potentiel de développement est par conséquent important.
Pour plus de détail...
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Etat des filières dans la région Basse-Normandie |
 | Pour les filières suivantes, on recherche des producteurs. Sélectionnez votre filière :
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Perspectives pour l’agriculture biologique en Normandie |
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|  | La région recherche de nouveaux producteurs |
En s’appuyant sur les signaux positifs de marché, d’incitation financière, et d’initiatives innovantes, ce mode de production est amené à se développer dans la région. Le principal frein au développement résidera dans le nombre d’agriculteurs favorables au changement. |
Les signaux positifs liés au marché |
Ils s’observent au travers des sondages : la consommation et la demande de produits bio ne font que progresser. Cette demande peut s’observer localement auprès de Normandie Viandes Bio, association régionale chargée de planifier l’offre en viande bio, qui recense des besoins non satisfaits. L’arrivée de Danone dans le milieu du lait bio suscite des besoins locaux.
Même si des excédents de lait bio étaient à l’ordre du jour ces 3 dernières années, désormais la filière laitière bio n'arrive plus à répondre à la demande des consommateurs. De même, il n'y a pas assez de maraîchers bio pour répondre aux demandes de paniers bio.
Dans la région, il existe de nombreuses exploitations par exemple, de type herbager ou avec des modes de conduite déjà proches de l’agriculture biologique, qui constituent un réservoir de conversion pour répondre à cette demande. Les signaux positifs d’incitation financière |
| Ils se déclinent au travers : | - de plus-values substantielles sur le prix du lait, sur la viande bovine, et les céréales,
- de la mise en place d’un dispositif d’aides à la conversion,
- de l’existence d’un crédit d’impôts pour les producteurs biologiques,
- du soutien financier du Conseil Régional de Basse-Normandie sur les investissements spécifiques à l’agriculture biologique et sur les coûts de certification,
- le maintien d'une majorité des aides PAC lors d'une conversion liée au découplage des aides,
- l'éventuelle mise en place d’une "rémunération de reconnaissance", encore appelée "aide au maintien en agriculture biologique". Ce dispositif est déjà en place chez tous nos voisins européens.
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Les techniques et initiatives innovantes |
Côté technique, on peut constater que l’agriculture biologique constitue un laboratoire de techniques en phase avec les attentes de la société et la réorientation des soutiens de la PAC : compostage des effluents, désherbage mécanique, couverture de sols, cultures associées, certification, allongement des rotations, … Dans la région, les agriculteurs biologiques s’organisent et ont créé :
| - une plate-forme d’approvisionnement pour les repas bio dans les cantines
- une vingtaine d’AMAP, association permettant de contracter entre consommateurs et producteurs pour la fourniture régulière de denrées (« paniers bio »)
- des SARL de commercialisation de produits bio, l’une de produits laitiers proposés aux détaillants locaux, et l’autre de viandes bio proposées dans des circuits autres que GMS.
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Le Grenelle de l’Environnement vise dans un premier temps 6 % de la SAU en bio en 2013 et dans un second 20 % en 2020, contre 2 % actuellement. Par ailleurs, la volonté est affichée d’atteindre 20 % de produits bio dans la restauration collective en 2012, soit 1 repas bio par semaine, en commençant par la restauration collective publique. Pour atteindre ces objectifs, un plan de développement a été annoncé. Il prévoit entre autres des fonds pour la structuration des filières bio, le doublement du crédit d’impôt en 2008 pour les producteurs, un financement accru de l’agriculture biologique via la prochaine révision de la PAC, la mobilisation de l’enseignement agricole avec conversion de certaines fermes de lycées agricoles.
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