Contact La Chambre d'agriculture Métiers de l'agriculture Agroalimentaire Goûter l'Orne
 

Rédaction : novembre 2009

Chiffres nationaux et normands

La "bio" en Normandie


Source : Agence Bio - Données 2008
 Nombre d’exploitationsSAU bio + conversion (ha) % de la SAUTransformateurs
France13 928583 7992,1 %5 626
Basse-Normandie49527 5072,2 %142
Calvados1487 8252,0 %50
Manche1828 1711,8 %54
Orne16511 5112,9 %38
Haute-Normandie874 1330,5 %94
Eure401 8250,5 %34
Seine-Maritime472 3080,6 %60



  • Majoritairement tournées vers l’élevage bovin… presque 2/3 des fermes en lait ou viande
  • Les autres réparties sur maraîchage, arboriculture, grandes cultures, ovins, volailles…

En 2008, on observe une dynamique nationale dans la reprise des conversions. Celle-ci est amplifiée en 2009, avec la demande du marché et le déplafonnement des aides à la conversion. D'après les premiers chiffres disponibles, les surfaces en conversion seraient 5 fois plus importantes en 2009 qu'en 2008. Le nombre d'exploitations après conversion progresserait de 15 %.


La consommation française de produits bio se développe


Malgré un contexte économique difficile, les produits bio s'ancrent dans le mode de consommation alimentaire des Français. L’enquête menée par le CSA pour le compte de l'Agence Bio en octobre 2008 auprès d’un échantillon de 1 050 personnes représentatif de la population française montre que les produits bio sont de plus en plus présents dans les assiettes des français :

  • 44 % des français ont consommé un produit bio au moins une fois par mois contre 37 % en 2003,
  • 23 % en consomment au moins une fois par semaine
  • 8 % tous les jours.


Les produits bio vedettes sont les fruits et légumes (77 % des consommateurs), suivis des produits laitiers (70 %) et les œufs (64 %). Viennent ensuite les produits d'épicerie : huile, pâtes, riz (56 %), la viande (49 %), le pain (42 %), les boissons (40 %), le thé, café, infusions (30 %).

En 2008, les produits les plus recruteurs de nouveaux consommateurs (acheteurs depuis moins d'un an) sont : le vin issu de l'agriculture biologique, les produits à base de soja, les petits pots pour bébé et les compléments alimentaires.

Les lieux d'achat se multiplient et se diversifient : les grandes surfaces demeurent incontournables (72 % des consommateurs bio y réalisent leurs achats en 2008) devant les marchés (45 %), les magasins spécialisés (26 %), la vente directe à la ferme (24 %) et les artisans (bouchers, boulangers) pour 22 %.

Malgré ce développement, les parts de marché restent encore faibles, le potentiel de développement est par conséquent important.

Pour plus de détail...


Etat des filières en Normandie


Pour les filières suivantes, on recherche des producteurs.
Sélectionnez votre filière :




Perspectives pour l’agriculture biologique en Normandie

La région recherche de nouveaux producteurs


En s’appuyant sur les signaux positifs de marché, d’incitation financière, et d’initiatives innovantes, ce mode de production est amené à se développer dans la région. Le principal frein au développement résidera dans le nombre d’agriculteurs favorables au changement.

Les signaux positifs liés au marché


Ils s’observent au travers des sondages : la consommation et la demande de produits bio ne font que progresser. Cette demande peut s’observer localement auprès de Normandie Viandes Bio, association régionale chargée de planifier l’offre en viande bio, qui recense des besoins non satisfaits. Les laiteries cherchent aussi de nouveaux volumes de lait bio sur le terrain.

De même, il n'y a pas assez de maraîchers bio pour répondre aux demandes de paniers bio.

Dans la région, il existe de nombreuses exploitations par exemple, de type herbager ou avec des modes de conduite déjà proches de l’agriculture biologique, qui constituent un réservoir de conversion pour répondre à cette demande.

Les signaux positifs d’incitation financière


Ils se déclinent au travers :

  • de plus-values substantielles sur le prix du lait, sur la viande bovine, et les céréales,
  • d’un dispositif d’aides à la conversion revalorisé,
  • d’un crédit d’impôts revalorisé pour les producteurs biologiques,
  • du soutien financier des Régions normandes sur les investissements spécifiques à l’agriculture biologique et sur les coûts de certification,
  • en 2010, la mise en place d'une aide au maintien en agriculture biologique, dans le cadre du bilan de santé de la PAC.

Les techniques et initiatives innovantes


Côté technique, on peut constater que l’agriculture biologique constitue un laboratoire de techniques en phase avec les attentes de la société et la réorientation des soutiens de la PAC : compostage des effluents, désherbage mécanique, couverture de sols, cultures associées, certification, allongement des rotations, …

Dans la région, les agriculteurs biologiques s’organisent et ont créé :

  • une plate-forme d’approvisionnement pour les repas bio dans les cantines,

  • des AMAP et collectifs d'achat, association permettant de contracter entre consommateurs et producteurs pour la fourniture régulière de denrées («paniers bio»),

  • des SARL de commercialisation de produits bio, l’une de produits laitiers proposés aux détaillants locaux, et l’autre de viandes bio proposées dans des circuits autres que GMS.

Une incitation politique


Le Grenelle de l’Environnement vise dans un premier temps 6 % de la SAU en bio en 2013 et dans un second 20 % en 2020,  contre 2 % actuellement. Par ailleurs, la volonté est affichée d’atteindre 20 % de produits bio dans la restauration collective en 2012, soit 1 repas bio par semaine, en commençant par la restauration collective publique.
Pour atteindre ces objectifs, un plan de développement a été annoncé. Il prévoit entre autres des fonds pour la structuration des filières bio, un financement accru de l’agriculture biologique via la révision de la PAC, la mobilisation de l’enseignement agricole avec la conversion de certaines fermes de lycées agricoles.


Changer de rubrique


  Mentions legales