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Bilan de santé de la PAC |
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|  | Fin juillet 2009, le Ministère a arrêté les décisions quant à l’évolution des aides et l’ajustement des mesures au titre de la conditionnalité en 2010. Ces éléments sont à prendre en compte pour les prévisions d’assolement .
L'accord européen du 20 novembre 2008, et les décisions nationales prise en février 2009 modifient les modalités de soutien direct aux agriculteurs entre 2010 et 2012. Les aides seront découplées, la modulation et les prélèvements seront accrus pour une redistribution vers des secteurs fragiles, ou le financement du développement rural. Ces mesures s'ajoutent à une dérégulation des marchés, notamment avec la préparation de la fin de quotas laitiers en 2015, puis dans le secteur des céréales. La conditionnalité des aides continue avec quelques ajustements.
Evolution des aides dès la campagne 2010 |
Le paysage des aides change : protéagineux, ovins, Agriculture Biologique, assolement diversifié, assurance récolte … certaines productions ou outils recevront de nouveaux soutiens dès 2010, parallèlement à un découplage des aides. Quelles sont les conditions pour les recevoir ?
Téléchargez le document de synthèse :
 | MAE Rotationnelle : cahier des charges prévisionnel (26/10/2009) Taille : 63 ko | Une nouvelle aide agrienvironnementale de 32 €/ha engagé, en contrepartie de règles culturales et administratives sur 5 ans IMPORTANT : Dans cette nouvelle version (provisoire), le Ministère réintroduit un seuil minimum de surface à engager en 2010 : 70 % de la surface éligible à l’aide (cultures annuelles et PT). Sous-pesez au mieux le rapport entre le bénéfice des aides assurées sur 5 ans et les contraintes annuelles (dont les exigences supplémentaires au titre de la conditionnalité des aides en cas de contrat MAE : PPF, cahier d’épandage fertilisants…) Si besoin, n'hésitez pas à contacter un conseiller pour une aide à décisions.
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Zoom sur la conditionnalité des aides en 2010 |
La réforme de la PAC prévoit un ajustement des Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales en 2010. Si certaines décisions sont en attente, les principales exigences sont aujourd’hui connues, suite aux décisions du Ministère fin juillet 2009 et aux assouplissements consentis par le Ministère de l’Agriculture, à l’occasion d’une réunion nationale du 8/12/2009. Certains exploitants seront contraints d’ajuster leur assolement en tenant compte des futures règles environnementales d’entretien de bandes tampons le long des cours d’eau, et de maintien strict des surfaces en herbe (prairies permanentes notamment).  | Conditionnalité des aides en 2010 - Dernières modifications : 28/01/2010 | La nouveauté : Après avoir mis en place des références individuelles à l’exploitation (sur la base de l'année 2009), le Ministère vient d'accorder les assouplissements très attendues pour les obligations spécifiques des différents types de prairies : | - Les prairies permanentes, comme les prairies temporaires de plus de 5 ans, peuvent finalement être retournées, sous réserve de maintenir la surface globale déclarée sur l'exploitation (les nouveaux semis étant déclarés en PN ou PT5 ; une tolérance de 5% est accordée en 2010 en cas de réimplantation).
- Les prairies temporaires de moins de 5 ans peuvent être retournées, sous réserve de conserver au moins 50% de la surface initiale de référence.
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Le choix de 2009 comme année de référence s'explique car la part des PP dans la SAU 2009 (29,70%) est en légère augmentation par rapport à 2005 (29,66%). Pour information, le ratio 2009 du département de l'Orne s'établit à 40,49% contre 41,81% en 2005.
Bandes tampons le long des cours d'eau : La définition des cours d'eau BCAE ne devrait pas changer (rappel)
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Cadre général de la réforme et répercussions sur l'agriculture normande |
Le dossier de synthèse du groupe Prospective des Chambres d'agriculture de Normandie analyse les choix français, et les décisions européennes du 20 novembre 2008. Il présente une étude d’impact des propositions sur l’agriculture normande (juin 2008). Il retrace enfin l’historique des projets et des débat européens sur le bilan de santé de le PAC depuis 2006.
Pour en savoir plus, accédez au dossier : Synthèses et analyses du Groupe Prospective des Chambres d'agriculture de Normandie Conséquences sur les aides dans l'Orne et par système de production |
Les effets sur les aides des systèmes ornais sont variés. 57% des exploitations (hors microstructures) sont perdantes, elles totalisent 67 % des surfaces.
Deux facteurs conduisent à des pertes élevées : une part importante de cultures dans la SAU ; et un niveau initial élevé des aides. Les systèmes centrés sur les COP perdent jusqu’à 60 €/ha ; les laitiers, selon la part de maïs dans les surfaces fourragères et l’importance des cultures de vente, peuvent perdre jusqu’à 40 €/ha ou gagner 30 €/ha. Les systèmes d’élevage sans lait subissent des impacts encore plus variables, de +/- 45 €/ha.
Cette analyse ne doit toutefois pas faire oublier deux points : - D’une part, au-delà du réaménagement des aides, le bilan de santé amplifie la dérégulation des marchés, en particulier dans le secteur laitier. Cette orientation est certes plus difficile à chiffrer que l’évolution des aides, mais elle pèsera probablement plus lourd pour l‘agriculture ornaise. Les marchés seront donc à l’avenir la source essentielle de variation du revenu. Les systèmes céréaliers en donnent un bon exemple : leurs pertes d’aides équivalent à 9 € par tonne de grain. Les fluctuations de prix des dernières années vont évidemment bien au-delà. - D’autre part une réforme beaucoup plus profonde se profile pour la période 2014-2020. Le budget global de la PAC pourrait diminuer fortement, et ce qui subsiste des régulations de marchés sera en discussion.
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